81 ans et 400 courses : l’effet sur la santé physique et mentale

81 ans et 400 courses : l’effet sur la santé physique et mentale

On a tous une raison de courir. Pour certains, c’est un défi. Pour d’autres, c’est une façon de décrocher. Pour Mario Landreville et Dominic Arpin, ça a commencé par la santé. Et ça a tout changé. Dans cet épisode de Pourquoi tu cours?, Virginie reçoit deux coureurs : Mario, 81 ans, surnommé Super Mario, qui s’apprête à compléter sa 400e course, et Dominic Arpin, animateur bien connu et coureur aguerri. Deux parcours différents, une même conviction : la course à pied transforme une vie.

Quand la santé devient le point de départ

Mario n’a pas commencé à courir pour battre des records. À 42 ans, il travaillait dans une boulangerie et souffrait d’asthme causé par la poussière. Son médecin lui conseillait de changer de métier. Mario, lui, a choisi de courir. Graduellement, l’asthme a disparu. Sans pompe, sans médication. Juste de la course à pied.

Dominic, lui, a reçu un diagnostic de cancer à 42 ans. Sa réaction? S’entraîner pour l’opération comme s’il s’entraînait pour un marathon. Il est arrivé au bloc opératoire au sommet de sa forme, et sa convalescence en a été considérablement raccourcie.

Deux histoires différentes, mais le même fil conducteur : la course comme outil de santé, pas juste comme sport.

Ce que la course fait à la tête

On parle souvent des bienfaits physiques de la course. Moins souvent de ce qu’elle fait au mental. Et pourtant, c’est peut-être là que l’impact est le plus profond.

Dominic le dit clairement : il est quelqu’un d’anxieux. La course le stabilise, le recentre, lui permet d’être bien dans sa peau. C’est son moment à lui, une heure par jour où il est seul avec ses pensées. Dans une vie chargée, c’est précieux.

Mario, lui, parle de dépassement de soi. Chaque marathon complété lui a appris que s’il était capable de finir 42 kilomètres, il était capable de traverser bien d’autres défis dans sa vie. Un jour, il a perdu son emploi après s’être opposé à la fermeture d’une usine. Sa réaction? Se rappeler qu’il était marathonien. Et rebondir.

La course comme mode de vie

Ce qui frappe dans cette conversation, c’est à quel point la course à pied finit par teinter tout le reste. L’alimentation, le sommeil, l’hygiène de vie, les relations. Dominic l’avoue sans gêne : avant de courir, il sortait tard, mangeait mal, buvait beaucoup. La course a tout réorganisé autour d’elle.

Mario, de son côté, sort courir tous les matins à 5 h. Neige, grêle, peu importe. Ce n’est plus une décision, c’est une habitude. Et cette discipline-là, elle déborde dans toutes les sphères de sa vie depuis près de 40 ans.

Courir à tout âge : la preuve par Mario

81 ans, presque 400 courses au compteur. Des participations aux Jeux américains seniors comme représentant du Canada. Un demi-marathon complété en 2 h 31 récemment, devant des coureurs et coureuses deux fois plus jeunes.

Mario est la preuve vivante qu’il n’y a pas d’âge pour courir. Et surtout, qu’il n’y a pas d’âge pour commencer. À ceux qui se demandent s’ils sont trop vieux, trop lents, pas assez athlétiques : Mario a commencé à 42 ans, avec de l’asthme, dans une ville où ils n’étaient que deux coureurs.

Les objectifs comme carburant

Un des thèmes qui reviennent souvent dans l’épisode, c’est l’importance de se fixer des objectifs. Pas pour se mettre de la pression, mais pour avoir quelque chose vers quoi tendre.

Dominic s’inscrit à des courses qui lui font peur. Pas pour souffrir, mais pour avoir une date dans le calendrier autour de laquelle organiser sa vie. Mario, lui, a toujours son prochain défi en tête. Après la 400e course? Il vise la 450e.

L’objectif, ce n’est pas une fin en soi. C’est ce qui donne le goût de se lever le matin.

Écoute l’épisode complet du balado Pourquoi tu cours? pour entendre Mario et Dominic raconter tout ça dans leurs propres mots.

 

Published on 07/02/2026

CATEGORY Podcast

WRITTEN BY Marathon Beneva de Montréal