Les réseaux sociaux en course à pied : inspiration ou pression?

Strava, Instagram, TikTok. Les réseaux sociaux sont devenus le terrain de jeu préféré de la communauté de course à pied. On y partage ses kilomètres, ses temps, ses médailles. Mais entre l’inspiration et la comparaison, la ligne est parfois mince. On en a parlé avec deux coureuses qui naviguent les réseaux de façons bien différentes : Valérie Chouinard Audette, créatrice de contenu, et Ève Thibeault, qui connaît bien l’industrie des influenceurs et préfère en rester du côté des consommateurs.

Les réseaux : un moteur de motivation?

Pour plusieurs coureurs, suivre d’autres personnes actives sur les réseaux est une source de motivation réelle. Voir quelqu’un partager une sortie difficile ou célébrer un PR, ça donne le goût de faire pareil. Ève aime suivre des gens qui lui ressemblent, qui vivent les mêmes réalités. Le contenu qui l’inspire, c’est celui d’une personne authentique, pas celui qui se positionne comme expert sans vraiment l’être.

La comparaison : le revers de la médaille

Les réseaux ont tendance à mettre de l’avant les meilleures performances et les temps les plus rapides. Résultat : on finit par croire que tout le monde fait son demi-marathon en 1h30. Ce n’est pas la réalité. Le temps moyen pour compléter un demi-marathon tourne plutôt autour de 2h30. Mais ce n’est pas ce qu’on voit dans nos fils d’actualité, et ce décalage peut créer une pression inutile, surtout pour les coureurs débutants.

Montrer le vrai : les mauvaises journées aussi

Les publications de Valérie qui reçoivent le plus de réactions? Celles où ça ne va pas bien. Pas parce qu’elle cherche à se dédouaner, mais parce que ces moments-là rejoignent les gens là où ils sont vraiment. Se lever fatigué, sans envie de courir, c’est une réalité que tout le monde connaît. Quand quelqu’un ose la montrer, ça crée une connexion authentique qui dépasse largement le meilleur temps de course.

Savoir consommer : protéger sa santé mentale

Les deux invitées s’entendent sur un point : il faut être actif dans sa consommation de contenu. Faire le tri, se désabonner de ce qui ne fait pas de bien, prendre des pauses quand les réseaux prennent trop de place. Parce que les réseaux sont faits pour être addictifs. Décider de quelle façon on les utilise devient un acte de soin envers soi-même.

La conclusion de l’épisode? Courir pour ses propres raisons, partager ce qui est vrai, et ne pas avoir peur d’être fière de soi. Peu importe le temps au chrono.

🎧 Écoute l’épisode complet sur le podcast Pourquoi tu cours? pour entendre Valérie et Ève en parler dans leurs propres mots.

 

Published on 07/17/2026

CATEGORY Podcast

WRITTEN BY Marathon Beneva de Montréal